Enseigner lentement

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de Jamie Thom

enseigner lentement

La philosophie de l’enseignement lent

Il y a plus à faire dans la vie que d’accroître sa vitesse (Ghandi)

Ce livre a pour but de montrer la plus-value qu’il y a à ralentir dans son enseignement, à pointer les bienfaits que la capacité à ralentir procure dans et hors de la classe.

L’auteur a d’abord mené une carrière dans l’enseignement avant de faire un burn-out. Il s’est reconstruit grâce aux théories qui font l’apologie de la lenteur: prendre le temps de contempler, prendre le temps de la réflexion, de penser etc.

ralentir

La classe minimaliste

Passer du temps à rendre votre espace de classe minimaliste: enlever tout le superflus qui est source de distraction. Votre salle de classe doit être minimaliste pour gagner en clarté et en efficacité. Passer 10 minutes en fin de journée pour vérifier que tout est en ordre apporte sérénité à votre esprit.

Il faut laisser de la place pour les productions d’élèves qui relèvent de l’excellence ( sinon quel message envoyons-nous d’un travail réussi et achevé?) ainsi que quelques objets bien sentis qui montrent l’intérêt, la beauté de notre matière, notre passion pour cette dernière.

environnement minimaliste

Enseignement et planification méticuleux

Certains professeurs proposent une succession de séances étincelantes qui passionnent les élèves alors que d’autres proposent quelque chose de plus terne mais qui est mieux orienté. Non pas qu’il convienne de ne pas prêter attention à l’intérêt que portent les élèves à nos leçons, mais la priorité est de savoir où l’on va.

Pour cela, la planification annuelle doit être rigoureuse. A tout moment, le professeur doit savoir le lien avec la leçon d’avant et d’après, son objectif de séance.

planifier méticuleusement

Notre séance devrait commencer par un rappel et une vérification de la séance précédente ( 5 à 8 minutes). La planification de la séance doit être guidée par l’interrogation suivante: que pense l’élève lors de cette étape? Nous devons construire pas à pas en nous demandant comment voulons-nous que les élèves atteignent le résultat escompté. Notre planification doit donc intégrée un temps de pratique pour que les élèves puissent gagner en compétence et en confiance. Enfin, le professeur doit fréquemment vérifier la compréhension des élèves pour réorienter au besoin.

La place du non-verbal en classe

Le non verbal serait responsable de 55% de la compréhension. Il est donc essentiel de l’aborder. Il faut porter une attention particulière à :

  • notre posture: elle doit être détendue et droite
  • nos déplacements: ne pas hésiter à sortir de la zone du tableau
  • notre regard: balayer toute les zones de la classe et regarder réellement dans chaque zone un élève qui change à chaque passage.

Ces points ne sont pas forcément facile à observer soi-même. Il ne faut pas hésiter à se filmer ou demander à quelqu’un de venir voir un point précis.

le non verbal

Le discours efficace

Le rythme de nos paroles est important: il faut aller lentement sur les choses essentielles et être plus rapide sur les détails. S’enregistrer pour prendre conscience de ce que l’on dit est essentiel.

Une technique pour éviter d’aller trop vite et de sélectionner des mots clés sur lesquels on marque une pause.

Si la préparation n’est pas la clé pour être un génie, c’est la clé pour en paraître un. 

Il est important de marquer des pauses dans notre discours et ce, pour au moins deux raisons: pour souligner que quelque chose est important et pour donner le temps aux élèves de nous rattraper dans leurs pensées.

discours efficace

Par ailleurs, il faut veiller à ne plus parler quand les élèves sont en phase de travail indépendant. Cela permet de montrer l’importance du calme pour développer sa pensée et économise la voix du professeur.

Enfin, développer des anecdotes ou raconter une histoire est un élément qui va permettre aux élèves de nous désacraliser et va focaliser leur attention. C’est un très bon moyen pour qu’ils retiennent des choses.

Poser des questions

La pensée n’est pas issue de réponses mais se construit à partir de questions. Les questions permettent au professeur de savoir où les élèves en sont dans les apprentissages. Les bons professeurs posent également des questions pour demander aux élèves d’expliquer leur démarche.

Un premier constat est que les questions au cours d’une journée d’école sont très nombreuses. Il faut donc donner de la valeur aux questions que l’on pose. Nous avons en effet tendance à poser des questions:

–  fermées qui sont sans plus-value pour la pensée des élèves

– qui ont pour seul but de vérifier ce qu’ont les élèves dans la tête sans engagement intellectuel de leur part

–  sans attendre suffisamment longtemps afin que chacun puisse réfléchir réellement à la réponse

– en acceptant des réponses parfois erronées à cause de notre désir de motiver les élèves

Il nous faut prendre le temps de valider et reconnaître les effort que l’élève fait en participant. Cela ne va pas de soi car il est soumis aux jugements de ses pairs. Ainsi, après avoir poser une question, il est préférable d’attendre au moins 3 secondes avant d’entendre la réponse d’un élève. Cela améliorer la qualité des réponses.

Dans notre préparation des leçons, il est important de passer du temps à prévoir les questions que l’on posera aux élèves. Ceci permet d’imaginer les réponses possibles apportées par ces derniers et permet de s’assurer de rester centrer sur l’objet de la leçon.

la question comme outil

La question est également un outil de différenciation: le choix de à qui on pose la question et du comment est un élément de différenciation.

Féliciter ou non?

Trop de compliments peuvent avoir un effet contre-productif. Il faut prendre garde à ne pas trop baisser ses exigences quand on félicite quelqu’un. Nos louanges doivent servir à renforcer la volonté de s’améliorer chez l’étudiant et son sens de l’effort, sa persévérance. Ils doivent être spécifiques, liés aux efforts et aux objectifs.

Par rapport au comportement, il est efficace de remarquer les comportements recherchés plutôt que de pointer les mauvais comportement.

Soigner ses relations

Les relations entretenues avec les élèves sont essentielles pour l’apprentissage. Un bon professeur se doit de connaître les élèves dans sa classe, s’intéresser réellement à ce qu’ils font, ce qu’ils aiment pour bâtir une relation avec eux.

Accepter la diversité des tempéraments est essentielle: ne pas faire de critique sur le manque de participation. Les personnes calmes et timides ont également des atouts à apporter.

Il faut construire également nos relations hors de la classe. Ce n’est pas une perte de temps; au contraire il s’agit d’un investissement qui est précieux. connaître ses élèves

Gestion de classe stoïque et sereine

La philosophie adoptée par l’auteur est celle de l’école stoïcienne: on ne choisit pas ce qui nous arrive mais on peut choisir comment on réagit face aux événements.

La gestion de classe doit être l’objectif n°1 de début d’année. Les personnes qui gèrent le mieux leur classe sont les personnes qui sont obsédées par cela: elles sont très rigoureuses quand à l’application des règles. Il ne faut rien laisser passer sinon les élèves pensent que cela est toléré.

Le silence doit être sacré: il faut être absolu sur ce point, sans quoi les élèves prendront vite un mauvais pli.

La méthode SLANT permet de se remémorer les bons comportements: Sit up (s’asseoir), Listen (écouter), Ask and answer questions (poser et répondre aux questions), Nod your head (acquiescer), Track the speaker (regarder la personne qui parle).

Il est primordial d’avoir de l’assurance lorsque l’on enseigne. Il faut avoir confiance en ce que l’on fait et les comportements que l’on défend: en sanctionnant de manière appropriée les mauvais comportements. Pour cela, il faut dissocier le comportement de l’élève qui l’adopte. Pour pouvoir agir de manière cohérente, il faut avoir des yeux partout.

Rester positif est important pour montrer l’exemple des comportements que l’on attend de la part des élèves.

Il faut veiller à maintenir une échelle progressive de récompense et de sanctions. Il faut être très clair dans le processus en vigueur. De manière logique, si les sanctions ne sont pas suivies (une excuse un peu banale permettant de ne pas aller en colle par exemple) alors elles seront inefficaces.

classe sereine et stoique

Rencontrer une classe difficile fera de nous un meilleur professeur: nous aurons une attitude combative, nous ne prendrons pas pour acquis la gestion de classe…Nous devons embrasser une approche stoïcienne , continuer d’apprendre et de croître et nous préparer pour une expérience plus positive lors du prochain cours.

Les difficultés renforcent l’esprit comme le travail renforce le corps.

En toute circonstances il faut garder de la consistance et du calme.

Le pouvoir du modèle

L’exemple n’est pas le principal moyen d’influencer les autres. C’est le seul.

Le professeur se doit d’être modèle dans son comportement mais aussi dans son instruction. Il faut donner des exemples à la hauteur de ce que l’on attend de la part des élèves. Une autre source d’exemples peut être les travaux d’élèves particulièrement bien réussis.

Si les exemples sont important, il faut également mettre en évidence des contre-exemples pour faire prendre conscience aux élèves des éléments à améliorer. On peut leur proposer quelque chose d’incomplet et leur demander de compléter, ou encore proposer un travail avec défauts et leur demander de le critiquer.etre modele

Développer la motivation et les capacités réflexives chez les élèves

Résoudre un problème est une capacité qui demande du temps, de la réflexion pour être développée. Ce n’est pas quelque chose d’automatique ou d’immédiat. Il y a trois éléments que l’on peut enseigner aux élèves pour qu’ils sachent mieux résoudre les problèmes:

  1. La planification: se poser les questions “qu’est ce qu’on me demande exactement de faire?” “par quoi dois-je commencer?” ,“quelle(s) stratégie(s) puis-je utiliser?” ,“ où puis-je me tromper?”…
  2. Le contrôle: il faut monitorer sa façon d’avancer et son avancement. “Est-ce que je suis sur les bons rails?”, “Que dois-je faire de plus?”, “Est-ce que je suis mon plan/ma stratégie?”,” Dois-je accélérer ou ralentir pour finir dans les temps? “
  3. L’évaluation: les élèves nous donnent leur devoir rapidement sans relecture régulièrement et quand on leur rend, c’est principalement la note qu’ils regardent sans prendre le  temps de comprendre les commentaires. Si nous entraînons non élèves à évaluer leur travail avant de nous le donner, ils le maîtriseront mieux  et cela nous demandera moins de travail.

“Qu’est-ce que j’ai réussi? “ , “quelles sont mes points faibles? Que dois-je prioriser la prochaine fois?”; “es-ce que j’ai fait de mon mieux? “, “Qu’ai-je besoin de modifier?”

resoudre un probleme

Je doute donc je pense. Je pense donc je suis.

Pour motiver les élèves, il faut leur laisser entrevoir l’image complète des possibles. S’ils sont capables de voir plus loin que la tâche immédiate, cela les aidera à accomplir davantage d’efforts.

La frénésie des notes

Noter les copies occupe une part non négligeable de notre activité de professeur. D’après la recherche, ce temps passé n’a que peu d’influence sur les progrès de élèves. Ce n’est pas un argument pour nier l’importance d’un feedback pour les élèves. Mais il faut savoir pourquoi on y passe du temps et que cela soit très clair. Démontrer nos attentes élevées à travers la note prend ses racines bien avant de recevoir le travail d’un élève. Enseignement efficace, questionnement, compréhension et modeler par l’exemple sont les étapes à suivre pour former les élèves. 

Les élèves peuvent utiliser une liste de vérification avant de nous rendre un travail:

  • Est-ce que ce travail représente le meilleur de ce que je peux faire?
  • Est-ce que je me suis relu?
  • Est-ce que la présentation est soignée?
  • Est-ce que j’ai réfléchi à la ou les méthodes employées?
  • Quelles sont mes forces et mes faiblesses?

Il faut faire une sélection sur ce qui est noté et annoté. Plus l’élève a sa copie rapidement, plus il est resté investi dans la tache. Pour nous aider à choisir, voici des questions qu’il faut se poser:

  • De quelle compétence souhaite-je vérifier l’acquisition?
  • Qu’est-ce que je ne commenterais pas sur ce devoir?
  • Est-ce que mes élèves savent ce que représente l’excellence sur cette tache?
  • Quelle est la conséquence de cette notation pour les élèves?

notation

Pour la correction: lire quelques copies afin de voir les erreurs les plus fréquentes et assigner un numéro/une lettre ( un repère)  à ces erreurs. Il est inutile de marquer 10 fois la même chose sur 10 copies différentes. Au lieu de cela, faire une correction qui reprend les commentaires fréquents.

La note est la fin d’un devoir. Quand il s’agit d’un bilan de séquence alors c’est approprié. Sinon, il vaut mieux noter avec parcimonie. Les élèves devraient passer plus de temps à agir après un feedback que nous à le donner. L’idéal est que ce retour serve à donner une autre chance à l’élève de revoir sa conception, de s’améliorer.

Les mystères de la mémoire

On distingue la mémoire à long terme qui stocke les informations suivant trois types:

  1. mémoire procédurale ( exemple: rouler à vélo)
  2. mémoire sémantique ( stockage d’informations factuelles)
  3. mémoire épisodique ( stocke les événements marquants de notre vie)

Et la mémoire à court terme ou mémoire de travail.

les mémoires

La mémoire avec laquelle on travaille le plus pour nos élèves est la mémoire sémantique. Ne pas retourner périodiquement voir un sujet amène les élèves à l’oublier.

Des quizz réguliers qui ne sont pas stressants et n’impactent pas la moyenne de l’élève sont un excellent moyen de tester les connaissances des élèves.  Pour être efficace, les questions doivent nécessiter de la réflexion et ne pas simplement demander de retrouver une information.

Le mieux est en plus d’espacer les pratiques sur un sujet donné. Ainsi introduire des questions régulièrement sur des sujets antérieurs sera bénéfique pour la mémorisation à long terme.

La répétition est nécessaire pour assurer la bonne mémorisation. Il faut penser à reprendre les concepts clés en fin de séance, utiliser les tests pour répéter ces concepts, s’entraîner en classe dessus, et utiliser des stratégies de répétition en classe entière (chant par exemple).

L’alphabétisation

La lecture est un point clé de la compréhension. Si les acquis se font tôt, la période de l’adolescence est une période où la lecture est souvent délaissée. Il est intéressant d’inviter les élèves à lire à propos de notre sujet pour qu’ils se perfectionnent. On peut discuter de nos propres habitudes de lecture avec eux pour les motiver et leur donner des conseils et idées de lectures.

Lors de nos cours, il est intéressant de bien épeler les mots et d’en donner l’histoire et/ou l’étymologie.

Enseigner les secrets d’une révision efficace

Relire et surligner sont des stratégies peu efficaces.

En terme d’environnement, il est important de s’installer dans un environnement avec le moins de distractions possibles (pas de téléphone, pas d’internet notamment). Il faut aménager des pauses toutes les 50 minutes à une heure.

Il est également important de mettre en place un emploi du temps qui indiquera quoi réviser et quand.

Enfin, il faut se tester en :

  • testant ses connaissances en réalisant des mindmaps par exemple mais en utilisant aucun support
  • répondant à des questions d’examens mais pas juste après avoir révisé le sujet (au moins une heure après)
  • utilisant des flashcards: le fait de les faire et déjà en soi une bonne pratique. Et il s’agit d’un moyen de révision mobile.
  • révisant avec un autre élève permet de se tester mutuellement et peut s’avérer motivant
  • dormant et mangeant bien!

Développer notre côté “professeur passionné”

Si nous créons une culture où tous les professeurs croient qu’ils doivent s’améliorer non pas parce qu’ils ne sont pas assez bons mais parce qu’ils peuvent être encore meilleurs, alors il n’y  a pas de limite à ce que l’on peut réaliser.

Des études américaines montrent que les enseignants progressent les trois premières années avant de stagner. Il y a une émulation les premières années où nous observons beaucoup et sommes beaucoup observés qui fait que notre pratique progresse. Ensuite les échanges sont plus rares et la motivation baisse. On tombe un peu dans une routine et la stagnation.

Nous devrions tous être sur le chemin de la progression: pas pour devenir parfait mais pour devenir meilleur. Une façon de faire et d’ouvrir les portes de notre classe.

L’observation est un excellent moyen de nous améliorer. Plus nous sommes ouvert et transparent à ce qui se passe dans notre classe, moins une observation nous stressera. Il faut penser l’observation comme une approche collaborative pour améliorer nos pratiques.

observer et être obersrvé

Dans chaque école se trouve une armée de professeur enthousiaste qui souhaite échanger sur l’enseignement, les recherches en éducation, qui veut échanger sur la meilleure manière d’aborder un sujet. Former un groupe d’échanges, supporté par l’administration est un gage de réussite.

Le coaching qui suppose une relation d’égalité (à l’opposé du mentoring) permet de réaliser des progrès significatifs. Une méthode dite (GROW qui signifie croissance en français) permet d’être systématique:

-G pour Goal: déterminer quel est le but pour une séance et sur le long terme

-R pour Réalité: vérifier la situation actuelle (c’est l’objet d’une première visite)

-O pour options: déterminer les axes d’amélioration (à l’issue de la visite, essayer de se voir dans la journée pour déterminer des pistes d’amélioration)

-W pour What is to be done: ce qu’il faut faire (on précise, le quoi, quand, par qui…)

Nous sommes responsables de nos progrès, cela nécessite une capacité d’auto-réflexion et d’ouverture. Embrasser le changement exige de la discipline et un plan clair.

Identifier les questions clés qui vont nourrir vos réflexions:

-Quel aspect de mon enseignement ai-je envie de changer et pourquoi?
-Qu’est-ce qui est le plus important dans une classe?
-Qu’est-ce qui fait qu’une séance en classe est positive?
-Qu’est-ce qui fait qu’une journée de classe se passe mal?
-Qui vais-je observer?

Il est important d’établir des objectifs SMART (bien définis, spécifiques et mesurables). Cela peut être de petits ajustement mais superposés les uns aux autres, l’effet sera important.

Comprendre et gérer le stress

Un danger qui guette l’enseignant est le burnout car les heures passées à préparer les cours, corriger, suivre les élèves en plus du temps consacré aux cours peut facilement être sans limite. Ainsi 50 heures par semaine devrait être une limite à ne pas franchir.

Il faut prendre conscience que ce temps a tendance à croitre de manière insidieuse à cause de slogan du type: “un professeur est comme une bougie, il se consume pour illuminer les autres.”

fixer des limites

Le fait que cela soit un métier de passion, de vocation ne doit pas amener au fait qu’il n’y ait pas de limite.

S’armer contre l’anxiété

Plusieurs situations causent de l’anxiété chez les enseignants ce qui les empêchent de se concentrer sur ce qui est important.

Le début d’année: Prendre une semaine avant la rentrée pour planifier les deux premières semaines de cours et un plan pour le premier trimestre permettra de soulager le début d’année qui est physiquement exigeant.

Les rencontres avec les parents: elles peuvent être des situations stressantes. Donner une impression positive et rester calme en:
-souriant
-être précis en citant des faits: tenir un journal de cours peut être important à cet égard.
-scripter l’entretien: prévoir les points à aborder

Les périodes d’examen: le stress est présent chez les élèves pendant ces périodes et rester calme et confiant donne un point d’ancrage aux élèves.

La venue d’un inspecteur: plutôt que de stresser les jours précédents la venue d’un inspecteur il faut s’assurer de prendre de l’avance en lisant les rapports de l’inspection pour être constamment sur les rails. Pas la peine non plus de tout justifier par les dire de l’inspection mais se préparer régulièrement et sur le long terme.

Contrer l’insomnie du professeur: bien dormir

Un adulte a besoin de 7 à 8 heures de sommeil quotidien pour fonctionner correctement. Un tiers des professeurs britanniques disent dormir moins de 6 heures par jour. Le manque de sommeil est donc un problème fréquent.

bien dormir

Le sommeil n’est pas décorrélé de notre journée. Il est ainsi évident que si l’on a une journée stressante, notre esprit est moins prêt au repos. Dormir est le moyen qu’a notre cerveau de récupérer de la journée et d’enregistrer les informations. Lorsque l’on est privé de sommeil, nos émotions sont plus difficilement régulées, nous sommes moins adroits et nous manquons d’énergie.

Voici quelques conseils pour favoriser un bon sommeil:
-être constant dans ses horaires de coucher et lever. Ainsi plutôt que de favoriser les grasses matinées du week-end, il vaut mieux avoir un rythme régulier.
-30 minutes d’exercices physiques par jour (de préférence le matin) aide à améliorer la qualité et la durée du sommeil.
-éviter les écrans et leur lumière bleue le soir.
-avoir une chambre minimaliste: le moins de meubles, d’objets possibles pour avoir un environnement dédié au sommeil.
-éviter la caféine après 15h
-écrire une liste des choses à faire le lendemain une heure avant de se coucher pour libérer notre esprit.

Méditation et pleine  conscience

La médiation n’est pas une évasion; c’est une rencontre sereine avec la réalité

L’auteur nous invite à pratiquer la méditation: 10 minutes par jour suffisent.

Il nous en rappelle les bienfaits: ralentissement du rythme cardiaque, ralentissement du rythme respiratoire, baisse de la tension artérielle, relâchement des tensions musculaires, diminution de la consommation d’oxygène.

Il a lui même été très sceptique avant de devenir un adoptant et nous conseille la ressource suivante: https://www.headspace.com/

Enfin, il nous propose trois moments pour nous rendre disponibles au moment présent:

-faire une marche de pleine conscience: en prêtant attention à notre environnement
-prendre une tasse de thé ou de café en prenant conscience et en savourant la chaleur qui passe dans notre corps
-prendre son repas en savourant chaque bouchée

Ma conclusion

C’est un livre intéressant car à l’instar du “courage d’enseigner”, il travaille à la fois sur les différentes facettes de l’enseignement mais aussi sur la vie de l’enseignant lui-même. Le développement personnel du professeur est abordé car on ne peut bien pratiquer son métier que quand on est bien dans sa peau. Je l’ai trouvé très complet par la diversité des sujets abordés et le fait que l’auteur ait exercé à la fois comme professeur et comme encadrant est intéressant pour la vision plus large des choses qu’il a. Par ailleurs, il se livre parfois ce qui donne un côté attachant à cette lecture.

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