LES NEUROSCIENCES COGNITIVES DANS LA CLASSE

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Guide pour expérimenter et adapter ses pratiques pédagogique de Jean-Luc Berthier, Grégoire Borst, Mickaël Desnos, Frédéric Guilleray.

les neurosciences cognitives dans la classe

 

Les neurosciences deviennent omniprésentes dans les médias et font leur apparition dans la formation initiale et continue des professeurs. Comme tout phénomène qui s’amplifie, on entend beaucoup de choses et il est parfois difficile de faire le tri. Le présent ouvrage à deux qualités essentielles:

– Il est écrit par des personnes qui font autorité sur le sujet ( Enseignant, Principal et Proviseur honoraire, puis responsable national de la formation des personnels de direction du Ministère de l’Education nationale, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’université Paris Descartes, ingénieur pédagogique et formateur spécialisé dans les TICE,professeur agrégé de SVT et spécialisé en sciences cognitives)

– Il fait un lien concret entre le monde de la recherche en neurosciences et le monde de la classe via des fiches pédagogiques concrètes et documentées.

 

 

Introduction

 

Le début de l’ouvrage nous renseigne sur les intentions des auteurs: à savoir que le but assumé est d’établir une passerelle entre le monde de la recherche et les enseignants. Leur souhait est que les enseignants traduisent les éléments clés des neurosciences en modalités pédagogiques afin de lutter contre les difficultés scolaires, le décrochage et les échecs universitaires.

Cette volonté de partage est illustrée par l’existence du réseau relais que l’on peut joindre par mail : contact@sciences-cognitives.fr et les expérimentations des cogni’classes: www.sciences-cognitives.fr.

Le livre insiste plus particulièrement sur le processus de mémorisation et la pédagogie active. Il précise bien qu’il s’agit d’un évolution et non d’une révolution.

connexion partage

 

Contexte des neurosciences cognitives

 

Cette partie dresse un panorama de ce que sont les neurosciences, sciences des apprentissages. Ensuite, elle s’intéresse aux apports qu’elles peuvent amener à la pédagogie.

Le but est de provoquer des échanges entre le monde de la recherche d’un côté et le monde de l’éducation de l’autre. Si on ne faisait pas tout correctement avant, tout n’est pas à jeter non plus car l’expérience de terrain est indispensable et vient elle aussi nourrir la recherche.

Les neurosciences doivent:

  • nous aider à développer des pratiques pédagogiques efficaces
  • nous apprendre comment fonctionne la mémoire
  • nous renseigner sur comment mémorisation et compréhension s’articulent
  • nous préciser le mécanisme de l’oubli
  • nous donner les limites de la mémoire de travail

mémoire

Appel à la prudence

Le thème est très largement traité, c’est un thème phare et à ce titre il fait une entrée massive et est donc inévitablement sujet à des relais plus ou moins fiables.

Les auteurs invitent les enseignants à devenir coauteurs de ce qui se fait et se rapprocher du monde des neurosciences ainsi qu’à questionner le monde numérique.

prudence

 

Il faut être conscient que la  science avance à pas lents. Nous sommes loin de posséder toutes les connaissances et il nous faut faire preuve de rigueur: un regard critique sur la validité des connaissances est indispensable. A fin d’exemple, l’ouvrage cite l’effet Mozart (qui suppose que l’on est davantage apte à résoudre des problèmes mettant en jeu l’intelligence spatiale après avoir écouté du Mozart).

 

La science explique et inspire, elle n’impose rien de façon dogmatique

Les acteurs concernés

L’ensemble des acteurs concernés sont :

  • les passeurs qui font le lien entre recherche et établissement
  • les personnels de direction
  • les personnels d’inspection
  • les enseignants
  • les élèves
  • les famillesconnexion reseau équipe

 

La collaboration de tous est nécessaire pour monter des projets pérennes.

La formation aux neurosciences doit s’intégrer dans une démarcher collective d’établissement sous peine probable d’échouer.

A la fin de cette partie sont présentées les notions biologiques sur le cerveau et les techniques d’imagerie.

Neuromythes

mythes

Les neuromythes surviennent car la connaissance est toujours partielle et partiale. Il faut les combattre en faisant preuve de rigueur intellectuelle. Etre professionnel, c’est connaitre le fonctionnement du cerveau pour adapter ses pratiques pédagogiques.

L’ouvrage donne plusieurs exemples de neuromythes:

  • les garçons seraient plus doués que les filles en maths
  • le fameux “tout se joue avant X ans”
  • le cerveau droit et le cerveau gauche chacun responsable de certaines taches
  • relire plusieurs fois quelque chose pour le mémoriser
  • le fait d’être multitâches

 

Les fiches pour expérimenter et se former

 

Toutes ses fiches sont fabriquées sur le même modèle:

  1. L’enjeu
  2. Le déroulé
  3. Le témoignage

 

Pour avoir utilité de ses fiches, il faut avoir un état d’esprit expérimentateur: toujours croire qu’une marge de progrès est possible, refuser la routine, oser, et allier les élèves aux expérimentations.

experimentateur

Adopter une posture d’avenir en favorisant la différenciation pédagogique et en suscitant l’implication active de l’élève.

Pour expérimenter, il est nécessaire de se former et  s’autoformer (grâce aux ouvrages, ateliers, projets…). A des fins de rigueurs, il faut disposer d’indicateurs de mesure d’effets sur les élèves, sur soi et sur les équipes. Enfin, il faut se responsabiliser dans l’amélioration de la pédagogie à l’échelle de l’établissement.

Les fiches théoriques

Pour se former et connaître le fonctionnement du cerveau, l’ouvrage propose de nombreuses fiches théoriques construites en deux temps: enjeu et texte de synthèse.

Ces fiches traitent les grands thèmes suivants:

  1. Les conditions de l’apprentissages
  2. Attention et fonctions exécutives
  3. Mémorisation
  4. Compréhension

cerveau

 

Les fiches pédagogiques

 

C’est ici sans doute la partie qui nous intéresse le plus puisqu’elle propose de détailler via des fiches structurées des points concrets. En voici la liste:

 

  1. Attention et fonctions exécutives   concentration


    1. Mise au calme des esprits
    2. Développement de l’attention en EPS
    3. Séquence d’observation attentive
    4. Pratiquer la double modalité de présentation
    5. Améliorer les documents pédagogiques
    6. Le calcul mental à l’envers
    7. Utiliser le TNI

       

  2. Mémorisation       mémorisation

     

    1. La place de la mémorisation
    2. Stratégies de consolidation en mémoire
    3. Flécher les essentiels
    4. Temps de mémorisation en classe
    5. Fin du cours: acte 1 de la mémorisation des essentiels
    6. Planifier un calendrier de reprises expansées
    7. La personnalisation de la mémorisation par un outil numérique
    8. Le cahier de réactivation

       

  3. Compréhension    compréhension


    1. Aider les élèves à comprendre
    2. Le test de positionnement
    3. La technique des prérequis
    4. Optimiser la gestion de la mémoire de travail
    5. Les cartes mentales
    6. Le transfert en apprentissage
    7. L’acquisition d’un solide vocabulaire de base
    8. Prendre en compte la polysémie


  4. Implication   implication

     

    1. Le cours à 5 temps
    2. Le travail en îlots
    3. Gérer la différenciation pédagogique

       

  5. Evaluation    evaluation

 

    1. Vigilance sur les différentes modalités de rappel
    2. Se rapprocher de l’esprit de l’évaluation par contrat de confiance
    3. Planifier la préparation d’un contrôle

 

Les fiches numériques

numerique

Après deux fiches générales sur la place du numérique dans l’école, des fiches présentent l’utilisation et les apports de différents logiciels:

  • Anki pour gérer la mémorisation de façon individualisée
  • Quizlet pour réviser et mémoriser
  • Plickers qui ne nécessite pas de tablette côté élève
  • Socrative pour évaluer, comprendre et mémoriser
  • Kahoot qui permet de réactiver les connaissances et stimuler les élèves grâce à ses différents modes de jeu
  • Duolingo et Memrise pour l’apprentissage des langues
  • Unio by Harness: différencier et impliquer les élèves
  • les studios de création de cartes mentales
  • les bases de ressources pédagogiques
  • Animaker pour créer des animatons 2D
  • Padlet pour échanger et coopérer
  • Google office et google drive

 

Pour finir

Après la lecture de cet ouvrage, nous voilà armés pour explorer des pistes très diverses et bien concrètes. Le livre est tellement riche en exemples que la difficulté est sans doute de faire ses choix.

De mon côté, je vais donc dès la rentrée 2019 tester le logiciel Anki qui est cité de très nombreuses fois dans cet ouvrage afin de proposer des flashcards à mes élèves.

Je garde également en tête l’idée de faire un cours à 5 temps et de vous en faire un compte-rendu.

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